SUZANNE DESBIENS               
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Suzanne Desbiens : les ailes du désir
Maxime Jacobs, L'Express d'Outremont, 12 novembre 1993

(...) Suzanne Desbiens fait partie de cette catégorie d'artistes qui font leur bonhomme de chemin sans courir après les honneurs. À une époque où les jeunes peintres investissent plus de temps à se faire des contacts qu'à travailler, Suzanne Desbiens se tient bien loin des potins et des grenouillages.  Modestie ou timidité ?  Simplicité, en tout état de cause.  À 39 ans, la rebelle s'est assagie, mais elle s'entête à  rester conforme à ce qu'elle a toujours voulu exprimer dans ses dessins. (...)




Les oeuvres de Suzanne Desbiens au Centre culturel
Le Messager de Verdun, 23 septembre 1997

(...) Les grands thèmes de l'existence sont donc visités dans les oeuvres de Suzanne Desbiens qui fait preuve d'un talent d'observation bien concret.  Dans ses "Carnets", l'artiste croque des scènes du quotidien humain, surprend les lieux et les objets mais aussi les moments d'attente, de repos, de solitude.  Que ce soit dans une oeuvre où la vulnérabilité humaine est exprimée ou dans une autre où le paysage urbain inspire l'artiste, le travail de Suzanne Desbiens est un témoignage puissant de la présence humaine, de notre époque, de notre monde.  Un regard touchant, lucide, artistique.




Suzanne Desbiens : oeuvres au noir
Jean-François Belisle, L'Express d'Outremont, 6 novembre 1998

(...) " Dessiner et peindre sont mes outils d'appréhension des beautés et des laideurs du monde, note-t-elle.  Je suis une sage-femme qui délivre des images.  Dessiner les gens, les objets, les rues, la ville, c'est m'adapter au monde. " Et d'ajouter, d'un même souffle : " Je cherche à extirper la beauté de ce que je traque pour en mettre à jour les failles, les imperfections, l'humanité ; extraire sa laideur pour en souligner la lancinante présence et l'inévitable poésie. "




Suzanne Desbiens, peintre
Maxime Jacobs, L'Express d'Outremont, 22 janvier 1999

(...) Suzanne Desbiens, une Outremontaise née à Chicoutimi, dessine et peint depuis des lustres avec, il faut le dire, une flamme permanente dans les yeux et un amour illimité pour son métier.  Artiste en évolution constante, elle ne se lasse pas de dépeindre des scènes qui la touchent et dont elle arrive à faire des compositions longuement travaillées, dont l'originalité de contenu nous renvoit directement à notre fragilité, à  notre vulnérabilité et à notre solitude. (...)

Ses sujets, qu'ils soient des humains entassés dans des cafés du quartier, qu'il s'agisse d'objets, de natures mortes ou de paysages urbains, elle les




Cendriers
La Presse, Quoi voir, janvier 1999

Suzanne Desbiens dessine des cendriers, s'adonnant à un des genres qu'elle privilégie : la nature morte.  Petites poubelles de table de notre environnement, le caractère solitaire et bavard de leur contenu témoigne de notre présence, de notre temps, de notre monde.




Les carnets de Suzanne Desbiens
Geneviève Allard, L'Express d'Outremont, 16 novembre 2006

(...) le thème de ce " drôle d'hiver " s'est dégagé à travers un processus d'observation du paysage et de la faune urbaine, surtout dans les rues du Mile-End, son quartier de prédilection.  " Ça s'est inséré à mon insu dans mes dessins.  Je me promène toujours avec ces carnets de dessins que tout peintre transporte ", explique le résidante d'Outremont depuis près de dix ans.

La quarantaine de toiles et de dessins de l'exposition Carnets (drôle d'hiver) montrent la drôle d'atmosphère qui planait sur la ville en janvier dernier.  Seize degrés Celsius, dégel en plein hiver et smog...




Les natures mortes de Suzanne Desbiens
Julie Charrette, L'Express d'Outremont / Mont-Royal, 15 mai 2008

Des scènes de vacances au bord d'un bouillonnant océan les deux pieds enfouis dans un sable de couleur ocre.  Et pourtant, ca et là des immondices et des mégots.  Le troublant rappel d'une pollution de plus en plus présente.  Regard sur l'exposition Natures mortes de l'Outremontaise Suzanne Desbiens présentée à la Galerie Georges Laoun.  " Aujourd'hui, on trouve de petits déchets partout.  Ce n'est pas que je voulais parler d'environnement dans mon exposition, mais ce thème s'est imposé malgré moi.  Les déchets font partie du décor.  Par exemple, quand la neige a fondu il y a quelques semaines, il y avait des mégots partout.  On produit beaucoup de déchets et ils se retrouvent partout ", explique Suzanne Desbiens.

L'artiste en arts visuels expose 49 dessins et peintures ayant une filiation avec la mer. " L'océan, c'est l'image idéale de la nature.  C'est beau, mais on ne sait pas ce qu'il cache.  C'est une image de rêve, mais qui contient tant de déchets ".









Son cru de 1992 est fort attachant.  Personnages attablés qui semblent perdus dans leurs songes, femmes ailées qui s'offrent aux cieux, atmosphères flottantes et surréalistes qui pourraient rappeler dans certains cas Magritte, dans d'autres Botero.  Quelque part entre l'illustration et la nouvelle figuration, Desbiens travaille allègrement à l'intérieur de ses limites, et cela lui réussit fort bien.  Ses dessins sont précis dans leur douce naïveté, ses compositions intéressantes, et la palette est chaude et bien maîtrisée. (...)






Madame Desbiens a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, présentées dans plusieurs grandes villes du Québec.  En plus de se consacrer à la création, elle enseigne aussi les techniques du dessin et de la peinture. (...)










(...) L'artiste travaille à l'acrylique, au pastel et à l'huile.  Formée au dessin, illustratrice pendant quelques années, elle est revenue à l'essentiel et s'accorde aujourd'hui une liberté absolue d'action, loin des compromis commerciaux et des diktats de tout ordre qui l'empêcheraient de produire selon ses désirs.  Cette liberté a un prix, qu'elle paie volontiers parce que ce qu'elle a à dire de vraiment personnel prime toute autre considération. (...)








entasse sur le papier pour en faire, plus tard, des compositions vraiment étonnantes où l'on retrouve des accents de cynisme mais aussi beaucoup de compassion pour le monde qu'elle immortalise.

Dans la quiétude -- et la lumière naturelle -- de son loft-atelier du Mile-End, boulevard Saint-Laurent, l'artiste dessine et peint selon les règles qui couronnent un véritable cheminement artistique : être à la fois en état d'urgence de créer et, en même temps, structurer sa démarche pour en faire un parcours cohérent. (...)



















" Les dessins et tableaux de Carnets (drôle d'hiver) portent, je crois, ces lumières, et ces absences de lumière, ces teintes et ces drôles de reflets -- inhabituels -- bref cet air du temps de l'hiver 2005-2006 ", indique-t-elle. (...)

En attendant de savoir ce que l'hiver qui approche nous réservera, il est possible d'observer et de méditer sur ce que la dernière saison froide et son réchauffement de janvier ont suscité chez Suzanne Desbiens.











L'air salin de la côte est américaine imprègne les toiles de la série Natures mortes. (...)  Dénuées de pointes moralisatrices, les oeuvres de Mme Desbiens laissent place à la contemplation et à une impression éparse de solitude.  " Il y a comme une tristesse chez les personnages.  Ce n'est pas dit, mais quelque part c'est un peu notre disparition annoncée.  C'est juste suggéré, les gens peuvent y voir ce qu'ils veulent. "

(...) " Il y a plusieurs années, j'ai fait une exposition qui présentait des cendriers.  Dans cette nouvelle exposition, les mégots ne sont plus là où ils devraient être, dans les cendriers.  Ils se retrouvent maintenant dans le sable de la plage et dans la mer."


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